Europe : MiCA pourrait pousser les startups crypto vers les banques
Par Le Journal Du Coin du Journal du Coin
Depuis le 1er juillet, les prestataires qui servent des clients européens doivent disposer d’un agrément MiCA ou organiser leur retrait du marché.
Pour les entreprises autorisées, une nouvelle étape commence : financer durablement la gouvernance, les fonds propres, les audits et le reporting exigés par le règlement.
Ces coûts permanents, en grande partie fixes, pourraient accélérer les fusions et les rachats dans la crypto européenne.
Après les licences MiCA, le choc des coûts permanents
L’ESMA demande aux prestataires non agréés de cesser leurs activités européennes et d’organiser le transfert des avoirs de leurs clients.
MiCA impose ensuite des obligations continues en matière de fonds propres, de gouvernance, de conservation des actifs, de lutte contre le blanchiment, d’audit et de transmission d’informations aux régulateurs.
Une petite plateforme doit financer des dispositifs proches de ceux d’un acteur beaucoup plus important : la vente, la fusion ou le partage d’infrastructures deviennent des options logiques pour mutualiser ces coûts.
Cette dynamique pourrait favoriser les acteurs capables d’opérer dans plusieurs pays grâce au passeport européen, et concentrer les clients sur un nombre plus réduit de plateformes réglementées.
Les banques en position de racheter les spécialistes crypto
Les banques disposent déjà d’équipes juridiques, de procédures de contrôle et de capital réglementaire, ce qui leur donne un avantage pour répondre aux exigences de conformité.
MiCA apporte aussi davantage de sécurité juridique, ce qui peut encourager davantage d’établissements à lancer des offres crypto ou à racheter des acteurs spécialisés (conservation, staking, tokenisation, exécution).
Selon l’article, des établissements avancent déjà : Standard Chartered a obtenu des agréments MiCA au Luxembourg, tandis que certaines filiales bancaires s’intéressent au rachat de plateformes crypto.
Au Royaume-Uni, un régime finalisé par la FCA est attendu avec une entrée en vigueur prévue en octobre 2027, ce qui pourrait accentuer la réorganisation du secteur.
En résumé, la régulation ne ferait pas disparaître l’industrie crypto, mais en modifierait davantage les propriétaires, au profit de spécialistes agréés et de filiales bancaires capables d’absorber le coût de la conformité.
Source : https://journalducoin.com/actualites/mica-pousser-startups-crypto-banques/